Questions fréquentes

Une intervention par thoracoscopie est-elle toujours possible ?

Pour la plupart des patients, les interventions sont presque systématiquement faites par thoracoscopie. Cependant, certaines circonstances (adhérences pleurales, séquelles de maladies pulmonaires, anomalies anatomiques, difficultés techniques, complications imprévues…) peuvent nécessiter de transformer l’intervention en chirurgie conventionnelle avec ouverture thoracique. Cette éventualité est rare (environ 5% des cas). Dans de nombreux cas, on doit toujours avoir recours à une intervention conventionnelle faite avec une ouverture thoracique (thoracotomie), pour des raisons techniques et des raisons de sécurité.

Quand opère-t-on un pneumothorax ?

On opère un pneumothorax dans les circonstances suivantes :
1/ Lorsque le patient a déjà fait au moins 1 épisode du même côté ou un épisode de l’autre côté (on veut alors éviter le risque de survenue d’un pneumothorax bilatéral qui pourrait avoir de graves conséquences).
2/ Le drainage thoracique ne suffit pas à assurer la guérison.
3/ Le patient qui fait un premier épisode de pneumothorax est exposé à des surpressions (plongée sous-marine) ou des dépressions (sports aériens…), ou fait des voyages lointains qui rendraient problématique le traitement sur place d’un pneumothorax.

Quand faut-il contacter le chirurgien en post opératoire ?

Outre les contrôles postopératoires portés à votre connaissance, vous devez absolument contacter votre médecin si vous constatez par exemple une des situations suivantes: une fièvre persistante; des frissons; des saignements; des douleurs qui augmentent; la persistance de crachats sales ou hémorragiques; une toux qui persiste ou des difficultés respiratoires; des un suintement de liquide par n’importe quelle incision…

Une récidive du pneumothorax est-elle possible après l'intervention ?

Le taux de récidive publié par les différentes équipes est compris entre 3 et 5 %. Il faut cependant signaler que ces récidives sont le plus souvent partielles et sans conséquence. Elles ne nécessitent que très rarement une nouvelle intervention.

Que ressentirais-je après l'intervention ?

Pendant les premiers jours, voire les premières semaines, vous pourrez présenter les symptômes suivants : Douleurs au niveau de la paroi thoracique, sensation de difficulté respiratoire, d’oppression thoracique, sensation de « quelque chose qui bouge, d’air qui circule à l’intérieur du thorax … », sensation d’hypoesthésie cutanée (diminution de la sensibilité de la peau) au niveau de la paroi thoracique. Ces signes, s’ils existent, régresseront progressivement en 1 à 3 mois.

Aurais-je un traitement à suivre après mon intervention ?

A part votre traitement personnel, vous ressortirez du service avec un traitement contre la douleur, une prescription d’anti-coagulant à durée déterminée et éventuellement un anti-tussif.

Est-ce que j?aurais besoin d?oxygène à mon retour à domicile ?

Généralement non, quand vous sortez du service, vous êtes autonome pour la respiration et sevré de l’oxygénothérapie. Des cas particuliers de maladies pulmonaires, de complications respiratoires peuvent parfois nécessiter d’une oxygénothérapie prolongée.

Est-ce que j?aurais encore des séances de kinésithérapie à mon retour à domicile ?

Généralement non, quand vous sortez du service, vous êtes autonome pour la respiration et la mobilité des l’épaule est récupérée. Des cas particuliers d’encombrements pulmonaires peuvent parfois nécessiter d’une kinésithérapie respiratoire prolongée.

Quand pourrais-je reprendre l'avion ?

On conseille un mois sans prendre l’avion pour éviter les décollements du poumon lors de cette période de cicatrisation.

Est-ce que je peux me baigner ?

On conseille un mois sans baignade (bain, piscine, mer,..) pour permettre une cicatrisation satisfaisante. Par contre les douches sont bien sûr possible tout en faisant attention à bien sécher la cicatrice après celle-ci.

Et le sport ?

La marche est conseillée dès le retour à domicile en fonction de l’état de forme du patient. On recommande une reprise progressive du reste des activités physiques à partir de 1 mois après l’intervention et de 2 mois pour les activités plus violentes. On demande de proscrire la plongée sous marine en bouteille, les sauts en parachute et les sports de combat.